Congo : vers une révolution numérique avec le lancement imminent du Data Center national

Le Congo s’apprête à entrer de plain-pied dans l’ère de la souveraineté numérique. D’ici novembre 2025, le pays disposera de sa propre infrastructure de données nationales, marquant un pas décisif vers l’indépendance technologique. Cette réalisation, fruit d’un partenariat stratégique avec la Banque Africaine de Développement, positionne Brazzaville comme le nouveau centre névralgique du numérique en Afrique centrale.

Le projet, lancé il y a douze mois, illustre parfaitement la stratégie gouvernementale de modernisation accélérée. Avec un taux de réalisation dépassant les 90%, cette infrastructure témoigne d’une gestion de projet exemplaire et d’une volonté politique forte. L’édifice de trois étages, implanté stratégiquement dans le deuxième arrondissement de la capitale, symbolise l’entrée du Congo dans le club très fermé des nations technologiquement souveraines.

La récente inspection menée par les responsables de la BAD et du ministère de l’Économie numérique a révélé un niveau d’exécution remarquable. Léandre Bassolé, directeur général Afrique de la BAD, n’a pas caché sa satisfaction : “Aujourd’hui, lors de cette visite, nous sortons très satisfaits”. Sa confiance s’appuie sur des garanties solides obtenues auprès des autorités congolaises. “J’ai eu l’honneur de rencontrer le ministre chargé du Plan, Ludovic Ngatsé, et le ministre des Finances Christian Yoka, qui m’ont certifié que des fonds seront mis à disposition pour achever le chantier dans les meilleurs délais”, a-t-il précisé, soulignant que “ce Data Center sera la plus grande infrastructure numérique en Afrique centrale”.

Au-delà des simples serveurs et équipements réseau, ce complexe technologique intègre une vision globale de la gestion des données. Espaces de supervision ultra-modernes, systèmes de refroidissement intelligents, sécurité renforcée : chaque détail a été pensé pour garantir une performance optimale. Cette infrastructure ne se contente pas de stocker des données, elle créée un écosystème numérique complet au service du développement national.

Fini le temps de la dépendance aux serveurs étrangers pour héberger les informations sensibles de l’État. Le ministre Léon Juste Ibombo a clairement exposé cette vision stratégique : “On ne peut pas parler de gouvernance électronique sans avoir la souveraineté de ses données. Le Data Center sert à héberger les données critiques du gouvernement, mais aussi d’autres opérateurs qui pourront y loger leurs données.” Cette infrastructure représente donc bien plus qu’un investissement technologique : c’est un véritable outil de souveraineté nationale.

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Cette réalisation dépasse largement les frontières congolaises. En tant que pilier du projet Central African Backbone, le Data Center de Brazzaville est appelé à jouer un rôle de catalyseur pour toute la sous-région. Les pays voisins pourront bénéficier de cette expertise et de ces infrastructures, créant un réseau d’interconnexion qui renforcera la position de l’Afrique centrale sur l’échiquier numérique mondial.

Les derniers obstacles financiers ayant été levés grâce aux engagements fermes du gouvernement, l’inauguration présidentielle se profile pour novembre. Comme l’a exprimé le ministre Ibombo avec détermination : “Nous travaillons d’arrache-pied pour tenir les délais afin que le président Denis Sassou N’Guesso l’inaugure au plus tard le 28 novembre, jour où il décliner son discours sur l’état de la nation. Nous aimerions qu’avant cette date, il lance cette infrastructure pour que le monde sache que le Congo est entré dans l’ère de la digitalisation et de la modernité.” Cette synchronisation permettra de faire de ce lancement un symbole fort devant la communauté internationale.

Plus qu’une simple infrastructure, ce Data Center devient l’emblème d’une Afrique qui prend en main son destin numérique. Sa qualité et sa dimension en feront sans conteste la référence continentale, prouvant que les pays africains peuvent rivaliser avec les standards internationaux les plus exigeants. Cette réussite ouvre la voie à d’autres projets ambitieux et inspire une nouvelle génération d’initiatives technologiques sur le continent.

Au-delà des aspects techniques, cette infrastructure va transformer l’écosystème économique congolais. Startups, entreprises tech, administrations modernisées : tout un pan de l’économie va pouvoir s’appuyer sur cette base solide pour développer de nouveaux services et créer de l’emploi qualifié. Le Congo se dote ainsi des outils nécessaires pour participer pleinement à la révolution numérique mondiale.

Congo : Vers une identité numérique inclusive et sécurisée

Les membres du gouvernement, les experts et acteurs du secteur privé, ainsi que les partenaires techniques et financiers sont en réflexion depuis ce mercredi 16 juillet 2025 sur une question stratégique, qu’est celle de doter le Congo d’un système d’identité numérique fiable, moderne et protecteur des droits des citoyens.

Les travaux de ces assises, ouverts par le ministre Léon Juste Ibombo, des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, permettront au Congo de franchir une étape majeure dans sa transformation numérique.

L’importance de cet atelier Cet atelier national sur l’Identité Numérique, qui se tient dans un contexte marqué par la digitalisation croissante des services publics et privés, est une tribune, pour que les participants, mettent tout en œuvre, afin que l’identité numérique apparaisse comme un levier de renforcement de l’inclusion sociale et financière, de réduction de la fraude, de sécurisation des transactions, ainsi que de modernisation de l’administration publique, sans oublier la stimulation de l’économie nationale.

Organisé par le centre africain en intelligence artificielle (CARIA), structure sous tutelle du ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, avec l’appui des partenaires, à l’instar de Thales, cet atelier s’inscrit dans la dynamique du Projet d’Accélération de la Transformation Numérique (PATN), financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions USD, et dans la vision « Congo Digital 2025 » visant à faire du numérique un catalyseur de la croissance inclusive et durable.

Le representant de Thales, Laurent Jutard
Chef de Mission Thales, qui a pris la parole, au cours de cette cérémonie d’ouverture, a martelé sur la question en ce sens “Les administrations de la République du Congo s’associent, aujourd’hui pour bâtir un monde plus sûr et plus inclusif, où chaque citoyen peut bénéficier d’une identité fiable.”

Dans la même perspective, Laurent Jutard a précisé que “Le premier piliers de la transformation digitale est déjà de donner une identité numérique de confiance à chacun. Ceci pour placer les citoyens au cœur des services digitaux de l’Etat, en les accompagnant tout au
long de leur parcours : de l’enregistrement biométrique national à l’obtention d’une carte d’identité, d’un passeport ou d’un permis de conduire, en passant par l’accès aux services publics essentiels tels que la santé, l’emploi et l’éducation, le droit de vote, l’ouverture d’un compte bancaire, et bien plus encore, dans le monde physique ou numérique.”

Les attentes de cette tribune

Cette rencontre stratégique, qui se veut être bien plus qu’un simple cadre de réflexion, est l’expression de l’engagement du Congo d’inscrire le numérique au cœur de son destin et de sa souveraineté. Le ministre en charge de ce secteur, Léon Juste Ibombo, à l’ouverture, a trouvé les mots pour bien le dire : “A travers l’atelier que nous lançons ce jour, nous nous engageons avec détermination à inscrire, sous la Vision éclairée du Président de la République, Chef de l’État, et les orientations pertinentes en la matière de M. Anatole Collinet Makosso, Premier ministre, Chef du gouvernement, le départ d’une nouvelle étape, celle d’inscrire notre pays dans le cercle des Nations qui ont compris que l’identité numérique est bien plus qu’un outil technique ; elle est le socle même de la citoyenneté moderne, une clé indispensable pour garantir l’accès de tous aux droits fondamentaux, aux services publics et aux opportunités économiques.”

Léon Juste Ibombo s’est attelé à circonscrire l’importance et l’actualité de l’identité numerique: “Le Congo, mon pays, refuse de se résigner à cette fatalité et entend inverser la tendance.” A t-il soutenu.

C’est dans ce sens, dans un contexte mondial, où la digitalisation des sociétés avance à un rythme effréné, le Congo n’a pas d’autre choix que de penser et de bâtir un système d’identité numérique qui soit fiable, en interopérabilité avec les standards internationaux, pour permettre aux Congolais d’être des acteurs à part entière de la révolution numérique mondiale. Il devrait être aussi Inclusif, afin qu’aucun citoyen, qu’il vive en zone urbaine ou en milieu rural, ne soit laissé en marge.

Ce système, bien plus, devrait être sécurisé, pour préserver la confidentialité des données personnelles et garantir la souveraineté numérique nationale.

Ces principaux objectifs assignés à ce rendez-vous du savoir serviront de boussole et de guide aux participants.

Des recommandations pour renforcer la souveraineté

Ces intelligences feront amende honorable, à la suite du seminaire sur la cybercriminalité, tenu au debut de ce mois de juillet, pour positionner le Congo comme une terre d’innovation en cybersecurité et un acteur crédible dans la sécurisation de l’espace numérique Africain.

De cet atelier doit decouler une définition claire d’une feuille de route ambitieuse, réaliste et partagée, pour l’instauration d’un système d’Identité numérique robuste, protecteur et garant de l’inclusion sociale.

Face au péril numérique en Afrique : Brazzaville pose les bases de la lutte contre la cybercriminalité

Réunis à Kintélé, département de Brazzaville, du 1er au 4 juillet 2025, les participants à l’édition 2025 du cyberdrill ont accordé leurs vues sur les mécanismes et stratégies de protection de la souveraineté numérique des Etats dans la sous-région Afrique Centrale.

Les experts et autres sachants, venus du continent et d’ailleurs ont, quatre jours durant, passé au crible de la raison pratique les menaces cybernétiques grandissantes. Au terme des réflexions en panels et en plénières, ces intelligences ont réaffirmé leur volonté commune, déterminée et stratégique de défendre avec rigueur et responsabilité la souveraineté numérique de l’Afrique.

Des conclusions pour renforcer la lutte contre la cybercriminalité

Dans le dessein de renforcer la coopération stratégique, les participants à cette réunion de Brazzaville ont souligné l’importance de la coopération entre les États de la sous-région à minimiser l’impact des cybermenaces. Dans la même perspective, un accord s’est dégagé sur l’mélioration de la cyber-résilience. Il s’agit pour les Etats de renforcer leur capacité à détecter, répondre et se relever face aux cyberattaques, notamment en protégeant les infrastructures critiques.
Cette tribune a été un lieu pour les participants d’insister sur l’importance du partage d’informations stratégiques entre les États et les institutions, afin de lutter contre les cybermenaces.

Riche d’enseignement et de partage d’expérience, la 13ème édition du cyberdrill a recommandé construire en synergie entre Etats d’une doctrine africaine de la cybersécurité adaptée aux réalités locales mais alignée aux standards internationaux.
Ces conclusions découlant de la capitale congolaise visent à améliorer la sécurité numérique en Afrique Centrale et à protéger les données sensibles face aux menaces cybernétiques croissantes.

Clôturant les travaux, le ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, Léon Juste Ibombo, a insisté sur la coopération internationale, pour bien contenir ces menaces. « Il nous faut désormais institutionnaliser cette coopération, pérenniser les échanges, et opérationnaliser les enseignements issus de ce CyberDrill. » A soutenu le ministre congolais avant d’ajouter « Il s’agit de bâtir ensemble une architecture régionale de réponse robuste, coordonnée et interopérable, capable de faire face aux cyberattaques transnationales et systémiques. »

Ainsi, il revient aux différents acteurs appelés à œuvrer au renforcement de la souverainetév numérique de traduire en acte pratique la moisson de ces assises sur la cybersécurité.

AVIS A MANIFESTATION D’INTERET AMI n° 001/MPTEN/CAB/DEP/2025 (SERVICES DE CONSULTANTS – FIRME)

📢 APPEL À MANIFESTATION D’INTÉRÊT

Supervision, Vente et Entretien du Centre de Données National

🏛️ Le Ministère des Postes, des Télécommunications et de l’Économie Numérique invite les consultants spécialisés à se manifester pour prendre en charge notre infrastructure numérique nationale.

🎯 Objectif
Gestion technique et commerciale du Centre de Données National (principal et secondaire) de la République du Congo

📋 Services requis
✅ Gestion commerciale : Prestation de services pour entités publiques et entreprises
✅ Développement : Élaboration d’une offre de services et d’une grille tarifaire adéquate
✅ Entretien technique : Assurer la sécurité, le stockage et le traitement des données
✅ Support client : Assistance pour les utilisateurs institutionnels et privés

📊 Profil souhaité
– Consultants ayant une expérience reconnue dans la gestion de centres de données
– Références prouvées dans des missions similaires
– Personnel qualifié et prêt à intervenir
– Possibilité de collaboration entre consultants

📅 Informations clés:
📌 Référence : AMI n° 001/MPTEN/CAB/DEP/2025
⏰ Date limite : 15 juillet 2025 à 15h00
📍 Lieu de soumission : Boulevard Denis SASSOU NGUESSO, à côté de la CFAO

📞 Contact:
M. Serge MAKAYA
Directeur des Études et de la Planification par intérim
☎️ +242 06 653 78 57
✉️ makayaserge09@yahoo.fr

🔗 télécharger 👉 AVIS A MANIFESTATION CAB PPP 2025

Procédure conforme au Code des marchés publics de la République du Congo

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Le Congo plaide pour un partenariat numérique russo-africain au Global Digital Forum

Dans un climat géopolitique où les débats sur la souveraineté numérique sont omniprésents, le Congo a exprimé sa position au Global Digital Forum 2025 à Nijni Novgorod. Léon Juste Ibombo, ministre congolais des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, a proposé une vision ambitieuse d’une collaboration renforcée entre l’Afrique et la Russie dans le secteur digital.

Lors de la session “Russie-Afrique : souveraineté numérique partagée et durable” qui s’est tenue les 5 et 6 juin derniers, M. Ibombo a présenté un plan structuré basé sur six axes stratégiques. Cette démarche témoigne d’une analyse exhaustive des défis liés à l’autonomie technologique africaine.

Le premier axe porte sur le transfert de compétences dans des secteurs essentiels tels que l’intelligence artificielle, la cybersécurité et le big data, soulignant ainsi l’importance pour les nations africaines de développer un savoir-faire local afin de diminuer leur dépendance technologique. Le développement de centres de calcul partagés constitue le deuxième pilier, visant à garantir une administration autonome des données, crucial dans un monde où l’information est une source considérable de pouvoir économique et politique.

Le troisième point concerne la co-conception de solutions open source adaptées aux contextes africains, permettant le développement d’outils technologiques répondant précisément aux besoins du continent. Des discussions sur la fiscalité numérique et la traçabilité industrielle forment le quatrième volet, abordant des enjeux cruciaux pour le développement de l’économie numérique africaine. L’organisation de formations conjointes représente le cinquième pilier, assurant le développement des talents nécessaires pour cette transformation digitale. Enfin, l’harmonisation des positions au sein des instances internationales régulant le numérique vise à renforcer la présence des pays africains et russes dans la gouvernance mondiale du secteur.

Cette initiative congolaise s’appuie sur des exemples concrets de coopération russo-africaine déjà en cours. Le Zimbabwe, par exemple, a collaboré avec Moscou pour développer un programme d’e-gouvernance, ce qui a amélioré l’efficacité de son administration tout en réduisant la corruption via la digitalisation des procédures.

L’Angola également s’illustre dans cette dynamique avec un accord digital intégrant les réseaux de fibre optique, les satellites de communication et en particulier le projet AngoSat-2, ainsi que la cybersécurité. Ces infrastructures clés permettent au pays d’accroître sa souveraineté technologique tout en développant ses capacités de communication.

La diffusion du logiciel souverain russe MyOffice dans de nombreux pays africains, notamment au Cameroun, en République démocratique du Congo et en Guinée, démontre une volonté commune d’atteindre une autonomie numérique. Cette alternative aux solutions dominantes occidentales fournit aux administrations africaines des outils adaptés à leurs nécessités particulières.

La Russie offre des avantages technologiques indéniables pour soutenir cette ambition africaine. Ses compétences reconnues en cybersécurité, développement de logiciels nationaux et gestion d’infrastructures de données sensibles constituent des atouts précieux pour les pays africains cherchant à diversifier leurs partenaires technologiques.

Cette expertise russe propose une alternative solide au modèle des grandes plateformes occidentales, permettant aux pays africains de s’affranchir d’une dépendance technologique unilatérale. La formation des acteurs africains aux meilleures pratiques russes complète cette approche, garantissant un transfert de compétences pérenne.

Cette collaboration russo-africaine pourrait accélérer l’élaboration d’un modèle numérique africain plus autonome. Par le développement d’infrastructures dédiées, le renforcement des compétences locales et l’amélioration de leur souveraineté dans les discussions internationales, les pays africains se donnent les moyens de construire des bases numériques solides et indépendantes sur le plan politique.

La diversification des partenariats technologiques représente un enjeu stratégique crucial pour l’Afrique. Elle permet au continent de ne pas seulement être consommateur des technologies conçues ailleurs, mais de devenir acteur de sa propre transformation numérique. Cette démarche s’inscrit dans une perspective de développement durable, où la maîtrise technologique devient un levier d’émancipation économique et politique.

L’initiative soutenue par le Congo au Global Digital Forum 2025 incarne ainsi une prise de conscience collective des enjeux numériques actuels. Elle reflète la volonté africaine de reprendre le contrôle de son avenir technologique, en envisageant la Russie comme allié clé dans cette quête d’indépendance numérique.