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Smart Africa : cap sur la transformation digitale de l’Afrique en un seul marché unique à l’horizon 2030

Trois conditions doivent être réunies par les Etats membres de l’Alliance, pour enclencher l’inclusion numérique du continent, mieux la transformation digitale du continent africain en un seul marché unique d’ici à 2030. Pour ne pas être surpris par le temps, faire le point des avancées réalisées à ce jour et se projeter dans l’avenir, un conseil extraordinaire des ministres de l’Alliance Smart Africa, s’est tenu, ce mardi 7 juin 2022, à Kigali, au Rwanda.

Le Congo, qui assure la présidence du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa a participé à cette réunion par visioconférence. Si pour les dirigeants africains réunis au sein de l’Alliance Smart Africa, le déploiement des infrastructures demeure la priorité, ce segment de haut niveau ne pouvait que s’inscrire dans cette dynamique.
Le Constat est tel que les efforts réalisés ces dernières années pour connecter les villes africaines, ainsi que l’accès aux infrastructures numériques demeurent encore limités.
C’est pourquoi, à la suite de la dernière réunion ordinaire du comité de pilotage de l’Alliance Smart Africa, tenue à Brazzaville, en février 2022, prescrivait au Secrétariat Général la mission de la revue à mi parcours des actions menées par l’organisation,  cette nouvelle rencontre, dite extraordinaire, du Conseil des ministres, devait plancher sur ce qu’il faut traduire en actions concrètes pour la transformation de l’Afrique en un seul marché unique d’ici 2030.

Pour Léon Juste Ibombo, ministre congolais des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, qui a ouvert les travaux, en sa qualité de président du Conseil des ministres de l’Alliance Smart Africa, il faut poursuivre « la construction des infrastructures numériques résiliente et durable, la mise en place des politiques agiles et un environnement harmonisé pour attirer les investisseurs. » A soutenu Léon Juste Ibombo, avant d’ajouter la troisième condition. Il s’agit de « tirer parti de la technologie pour accélérer l’adoption inclusive des services et des biens publics. »

Cette réunion extraordinaire, qui coïncide avec la tenue de la Conférence Mondiale du Développement des Télécommunications, organisée par l’Union Internationale des Télécommunications, l’institution onusienne en charge des TIC,  est une invite à la concrétisation de la vision de l’Alliance Smart Africa. « Les défis majeurs de Smart Africa à relever pour le développement de notre continent obligent à innover, inventer, réajuster si possible et à continuer à jouer un rôle numérique sur la scène continentale. » A fait observer le président du conseil des ministres en charge des TIC de l’Alliance Smart Africa, le congolais Léon Juste Ibombo.La transformation numérique de l’Afrique prend forme progressivement. La transformation numérique, une exigence de l’accélération du développement socioéconomique, répond bien à cette construction de destin de l’Afrique. « Construire un destin commun reste profondément lié, d’une part à la volonté politique et à l’engagement fortement exprimés de nos Chefs d’État et de gouvernement et d’autre part aux dépendances mutuelles des pays. » A martelé Léon Juste Ibombo, qui croit en cette Afrique digitalisée de demain.
Le passage, pour y parvenir, Léon Juste Ibombo le résume en l’autonomisation numérique et le renforcement des capacités (INNOVATE) à travers entre autres, l’académie numérique Smart Africa (SADA), instrument qu’il faut vulgariser. Il faut, poursuit-il, accélérer le commerce et les services numériques (TRANSFORM) aux fins de favoriser l’Entrepreneuriat axé sur la technologie. Le dernier acte exige de porter un regard particulier sur les infrastructures, la gouvernance et la confidentialité des données.